29.06.2006

Croissant

Où est-tu, petite grenouille ?
J'entends ton chant d'amour s'élever dans l'herbe
Et me voilà cerné par tes semblables
Vous criez, mais je ne vous vois pas
Pourtant je t'ai déjà trouvée
Tu t'es tue alors et j'en suis resté froid
Tant pis, si je ne vaux pas un Prince
Il y en a d'autres que moi
Qui vous mettront la cigarette aux lèvres
Oh, époumonnez-vous
Mais ne me rebattez pas les oreilles
Je pourrais bien vous écraser
De toute façon vous finirez à plat
Et l'on ne mangera jamais que vos cuisses
Tant mieux;
Ainsi vous ne sauterez plus
Je n'ai que faire de ton mépris
Ni des pustules qui recouvrent ta peau humide et froide
Tu peux toujours courir pour la réchauffer
C'est bête...
Tu devrais fermer ces yeux vides
Qu'on ne voie pas qu'ils ne cachent rien
Tu dis : "Quoi ?"
Je dis : "Viens"...

Gat'.

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